Une photo, Des rêves, Des voyages : la portée symbolique d’un enfant réfugié mort noyé

Enfant         aylan

Pas la peine de décrire ce cliché qui nous a tous réveillé hier matin. La photo était à la Une de toutes les télés, les tabloïds, sur les réseaux sociaux et autres medias mainstream.

Sur la photo, on voit un petit garçon, allongé, face contre terre. Il semble se reposer. On dirait qu’il dort.

On dirait qu’il a joué le long de sa journée et que le moment du sommeil venu, il se lâche et repose tranquillement. Il prend sa sieste tranquille! Sauf, que la photo montre bien qu’il n’y a pas le soleil détendant de la plage et que notre petit Aylan ne dort pas. Il ne respire plus. Il est mort.

Loin de la tourmente des bombes de Bachar el Assad. Loin des malheurs de l’État Islamique.

Il est parti loin de ces décisions injustes des occidentaux. Loin, il s’en est allé.

À lui seul, Aylan symbolise cette vie misérable de l’homme « migrant ».

Il symbolise toutes ces vies qui périssent en traversant la méditerranée.

Des hommes et des femmes, souvent originaires d’Afrique, qui bravent la peur.

Ces braves hommes ont beaucoup à nous apprendre.

Aylan fuyait la guerre en Syrie. Lui et ses parents aspiraient à une vie (meilleurs?).

Ils rêvaient de traverser la mer et arriver un jour au Canada.

Parcours de combattants, me direz-vous. Ah oui, ce fut le cas.

Repoussés au moins une fois par la police de la côte, ils ont tenté une embarcation de fortune.

À partir de là, la famille du petit Aylan deviendra une star malgré elle. Bonjour les paradoxe de l’Europe.

En moins de d’une journée, la famille décimée passe de l’indifférence généralisée à une sur-médiatisation.

Une marque de reconnaissance qui ne pourra malheureusement pas consoler le père d’Alyan

Lui qui a vu sa progéniture lui échapper de ses mains. Triste.

En parlant rêves, le petit Aylan rêvait de vivre tout simplement.

Il aurait pu peut-être devenir ingénieur, pilote ou patron d’une grosse boîte.

Grâce à ce voyage, Aylan aurait pu être un autre Steve Jobs . c’est raté.

Ce cliché représente à lui tout seul l’interrogation de nos échanges les plus banales.

Nos solidarités quotidiennes et le sens de l’humanité qu’il nous reste.

Cette image d’Alyan questionne ce déchirement de nos sociétés modernes.

Plus de compassion, plus d’émotion. De nos jours, on banalisé et trivialité tout.

Tout est banal, y compris la mise en jeu des centaines de vies humaines.

Les questions que l’on peut se poser sont les suivantes :

À quand la fin de cette égoïsme des (pays) riches versus l’espoir des (pays) pauvres?

Pourquoi les personnes qui veulent vivre doivent (désespérément ) mourir?

Quand ferons-nous nôtres les valeurs universelles tant chantées par les puissants?

Apprendrons-nous un jour à être souple, car comme le dit si bien Grégory Bateson,  » la souplesse sociale est une force précieuse que le pétrole ».

Voici un extrait de la chanson : »Il faudra leur dire »  de Francis Cabrel en hommage au petit ange #Aylan. Lui, comme d’autres victimes de cette barbarie occidentale, mérite une vie descente et prometteuse. Repose en paix #Aylan.

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